Secteur Saint-Seurin

Basilique Saint-Seurin - Église Saint-Ferdinand - Église Saint-Bruno

Les fraternités de quartier

Les équipes fraternelles de quartier — Prendre la route !

En 2017-2018 s’est tenu, à Bordeaux, un synode diocésain qui a célébré sa clôture lors de la Pentecôte. Dans les Actes Synodaux qui ont été promulgués, page 30, n° P6, nous lisons ceci :

« Nous proposons de promouvoir, développer et multiplier des petites communautés fraternelles de voisinage dans chaque paroisse, secteur pastoral… Ces communautés fraternelles sont des groupes diversement constitués et ouverts à tous (quel que soit leur état de vie) d’une dizaine de personnes, se réunissant de préférence à domicile, pour un partage de vie, de la Parole de Dieu, ainsi qu’un temps convivial. Elles visent un partage personnel et évitent l’anonymat des grandes communautés, pour avancer dans la foi en communauté à taille humaine.

« Ces communautés sont en lien avec les prêtres et les paroisses. Elles sont des lieux de formation, de prière et de mission. Elles sont capables d’accueillir des gens de passage…[]… Elles auront enfin pour mission d’essaimer pour fonder de nouvelles communautés fraternelles. »Le projet formulé ci-dessous, s’inscrit désormais dans le cadre de cette décision synodale. Il fait donc partie de d’un projet diocésain. Déjà lancé sur Saint-Seurin et Saint-Bruno en janvier 2016, il est aujourd’hui officiellement lancé sur la paroisse Saint-Ferdinand

Projet d’équipes fraternelles de quartier

Pour :

  1. Favoriser une présence repérable de l’Église dans les quartiers de nos paroisses
  2. donner lieu à une charité fraternelle plus concrète
  3. pour vivre la mission de l’Evangile dans nos quartiers…

des équipes fraternelles de quartier sont créées. Nous vison à ce qu’elles puissent de réunir dès janvier 2019

Elles sont invitées par des personnes ou des couples qui s’adresseront à d’autres paroissiens du quartier mais aussi à des connaissances ou des voisins qui ne viennent pas forcément à l’église.

Elles comportent au minimum 7 personnes et lorsqu’elles atteindront 15 personnes elles se scinderont en deux.

Nous commençons par demander des noms de personnes acceptant de réunir chez elles une telle équipe et de prendre l’initiative pour la rassembler.

Nous donnons des informations plus précises à tous ceux qui se proposent de lancer une équipe fraternelle de quartier.

Les équipes fraternelles se réunissent une fois par mois pendant deux heures :

  1. Prier 5 ‘
  2. Partager un dessert 20’
  3. Se donner des nouvelles 30’
  4. Lire ensemble l’évangile du dimanche suivant 50’
  5. Prier : partager des intentions de prière, pour la famille, le quartier, les malades, les personnes isolées, la paroisse, etc. Puis un temps de silence. Un Notre Père et un Je vous salue Marie, un chant 15’.

Ce plan vise à baliser le chemin de la vie fraternelle de telle manière que toutes les équipes se rappellent qu’elles ne se rassemblent pas en leur nom mais au nom du Christ.

PRIÈRE DE DÉBUT (au choix)

  1. Nous te remercions, Seigneur, d’avoir fait de nous des frères et de nous rassembler. Nous te louons pour ton immense amour et ton pardon pour chacun d’entre nous.
    Maintenant nous te demandons de bénir notre réunion et de nous donner ton Esprit Saint :
    Que nous sachions nous accueillir, nous écouter les uns les autres pour entendre ta voix à travers nos paroles.
    Nous te demandons de te prier avec foi, de ne juger et de ne condamner personne comme tu nous l’as demandé, d’être les témoins de ton Évangile de vie dans notre quartier.
    Donne-nous la force de la foi, de l’espérance et de la charité, cet amour surgi du pardon des péchés. Réchauffe sans cesse cet amour dans nos cœurs. Que nous persévérions à te servir sans relâche, Toi, le Vivant pour les siècles des siècles.
  1. PRIÈRE DE SAINT FRANÇOIS :
    « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
    Là où est la haine, que je mette l’amour.
    Là où est l’offense, que je mette le pardon.
    Là où est la discorde, que je mette l’union.
    Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
    Là où est le doute, que je mette la foi.
    Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
    Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
    Là où est la tristesse, que je mette la joie.
    O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
    être consolé qu’à consoler,
    à être compris qu’à comprendre,
    à être aimé qu’à aimer.
    Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
    c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
    c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
    c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
  2. VENI CREATOR
    1 – Viens Esprit créateur, nous visiter,
    Viens éclairer l’âme de tes fils ;
    Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
    Toi qui créas toute chose avec amour.

    2 – Toi le don, l’envoyé du Dieu très Haut
    Tu t’es fait pour nous le défenseur ;
    Tu es l’amour, le feu, la source vive,
    Force et douceur de la grâce du Seigneur.

    5 – Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
    Hâte-toi de nous donner la paix ;
    Afin que nous marchions sous ta conduite,
    Et que nos vies soient lavées de tout péché.

    6 – Fais-nous voir le visage du très Haut,
    Et révèle-nous celui du Fils ;
    Et toi, l’esprit commun qui les rassemble,
    Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi.

POUR L’ENSEMBLE

Il s’agit d’une invitation chez une personne ou un couple ou deux qui se sont mis ensemble pour inviter. On est donc invité, accueilli comme tel. Il est nécessaire de considérer le fait d’être invité, comme un don que nous fait le Seigneur pour son Église et un service (ministère) qu’il nous demande. Dans ce service de l’invitation, on représente le Seigneur qui invite à sa table et à travers ceux et celles qu’on reçoit, c’est aussi le Seigneur qui est reçu. La personne qui invite sera attentive à bien accueillir chaque personne. Les équipes seront « fraternelles ».

On veillera à durer dans l’invitation, le temps que cela est possible et que le Seigneur le demande. On ne passera pas de maison en maison.

L’ennemi se manifestera sous la forme des bavardages, des commentaires de toutes sortes et des mondanités qu’il faut à tout prix éviter. Discussions politiques, religieuses, économiques, sur l’esthétique, les goûts et les couleurs, les uns ou les autres… Pour cela, on s’en tiendra au déroulement proposé pour cette rencontre. Nous ne nous réunissons pas par nous-mêmes, c’est le Seigneur qui invite ses fils à vivre de lui et à recevoir de lui des sentiments fraternels. « Ayez en vous les sentiments que l’on trouve dans le Christ Jésus… » Phil 2, 5

POUR LA LECTURE DE L’ÉVANGILE DU DIMANCHE SUIVANT :

  1. La personne ou l’une des personnes qui invitent, après l’avoir préparée, fait la lecture à haute voix, calmement, de manière bien audible.
  2. On l’écoutera sans suivre en lisant sur une photocopie ou un missel (il faut que cela passe par l’oreille, sauf pour ceux qui entendent mal évidemment).
  3. On gardera ensuite, 3 minutes de silence pour accueillir cette lecture.
  4. Puis, on pourra échanger pendant quelques minutes sur ce qui a marqué les uns ou les autres en entendantla lecture.
  5. Alors quelqu’un relira le texte à haute voix et l’on pourra suivre sur le document.
  6. On pourra ainsi comparer le texte lui-même avec ce que l’on vient d’en dire.
  7. On notera des différences avec ce qu’on en a retenu, des détails qui n’ont pas retenu l’attention, ce qu’on a du mal à comprendre, ce qu’on a du mal à accepter.
  8. On évitera de se fixer longuement sur des explications toutes prêtes que l’on connaît déjà ou des explications historiques (du type : « A l’époque cela se passait comme ceci, cela voulait dire cela… »)
  9. On se rappellera qu’à travers l’Évangile, c’est Jésus lui-même qui nous parle, qui nous parle aujourd’hui de manière toujours nouvelle.
  10. Et puis en conclusion, à la fin de ce long partage, on pourrait se demander : « quel a été le mot, la parole ou la phrase qui m’a marqué dans cet Évangile » ? Cela permet de garder une marque de cette rencontre autour de la parole de Dieu. 
  11. Quand le temps prévu (50’) sera passé, on entrera dans la prière directement, sans commentaires supplémentaires.

Pour ce temps de la lecture de l’Évangile, on rencontrera des écueils, une certaine paresse parfois parce qu’on « sait déjà ce que cela veut dire », une peur de se laisser interroger… Ce sont des résistances, que tout le monde connaît, à la parole de Dieu, à sa présence dans notre vie. Le plus souvent, nous préférons nos idées au Seigneur qui cherche à se faire entendre. Nous ne lisons pas l’Évangile d’abord pour comprendre, mais pour entendre la Parole du Seigneur et la laisser nous toucher. Il nous faudra travailler avec persévérance pour nous laisser atteindre par l’amour qui cherche à nous engendrer, à faire de nous des fils de Dieu.

Certains chercheront à monopoliser la parole, où à paraître posséder la « science spirituelleinfuse ». Les autres n’auraient qu’à écouter celui ou celle qui « sait ». Un bon critère sera que chacun puisse (librement : ne pas forcer les gens) s’exprimer à son tour et que chacun soit écouté sans être immédiatement réfuté. Il arrive que la vérité pointe à travers des erreurs manifestes… Que dit celui qui se trompe ? Pour cela, il faut savoir prendre du temps pour entendre ce que quelqu’un dit. S’il faut réfuter, il faut d’abord entendre. « Comment lis-tu ? » dit Jésus àun scribe Luc 10, 25-26.

Vers la fin de ce temps de lecture, on pourra si l’on veut se dire ce que l’on en retient pour sa vie. Mais ce n’est pas obligé.

Pour la première réunion, fixer le cadre pour les invités en résumant cette fiche après se l’être appropriée, en donnant les objectifs : premier paragraphe.

Les prêtres réunissent les équipes au moins une fois par an pour faire le point de leur pratique.

Bonne route !

Alain Dagron, curé.